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Publié : 1er juillet 2016

2016 11e festival européen du film d’éducation

Première projection

Parcours jeune critique de cinéma Festival européen du film d’éducation Evreux 2-4 décembre 2015

Cinq élèves de terminale L du Lycée Raymond Queneau se sont engagées dans le Parcours Jeune critique organisé à Evreux dans le cadre du Festival Européen du Film d’Éducation. Ce parcours de formation à l’écriture de critiques de films s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le Festival du film d’éducation et le Prix Jean Renoir des lycéens auquel ces élèves avaient participé l’an dernier.

Les élèves ont vu des films collectivement, en ont discuté et ont travaillé sur l’écriture, encadrés par les responsables des CEMEA, Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active . Elles ont aussi rencontré les réalisateurs du film Le Rebond, Bertrand Guerry et Thibaut Ras, et la réalisatrice du film Gueule de loup, Alice Vial.
Elles ont ensuite choisi un film sur lequel écrire une critique.

Samedi 4 décembre, après avoir visionné avec le public du festival le film Une belle fin de Uberto Pasolini, les élèves du lycée Queneau étaient invitées à venir en parler sur scène. Ce film avait reçu en juin 2015 le Prix Jean Renoir des lycéens.

2e projection du festival du film d’éducation d’Evreux

La deuxième projection du festival du film d’éducation d’Evreux décentralisé à Yvetot aura lieu le vendredi 1er avril au cinéma Le Drakkar de 9 h 30 à 12 h 00. Elle portera sur la situation de femmes et d’hommes, de filles et de garçons, dans la société d’aujourd’hui, ici et ailleurs. Cette projection de quatre films (trois courts-métrages de fiction, un long métrage documentaire) s’inscrit dans le projet égalité fille-garçon mené par le lycée et dans la politique d’ouverture culturelle vers le cinéma d’auteur contemporain. Elle concerne 200 élèves du lycée Queneau et 25 élèves du lycée Thomas Corneille à Barentin.

Cette projection sera suivie l’après-midi d’un Embarcadère (rencontre littéraire) sur le même thème, en salle 119 du CDI, de 14 h 20 à 17 h 30 (inscription auprès des documentalistes).

En novembre avait eu lieu la première projection du festival, elle avait réuni 250 élèves sur le thème « art et éducation ». La même semaine, l’art était mis à l’honneur au lycée avec la galerie-musée et l’Embarcadère sur la beauté et la laideur.

1re critique de Gueule de Loup, un film d’Alice Vial

Au milieu des Alpes de Haute Provence, Elisa nourrit une passion dévorante pour les loups, avec sa marionnette, une « gueule de loup » greffée à son bras. Sa mère toujours absente, tente de concilier vie de famille et travail. La petite fille comble sa solitude avec cette peluche, qui la protège. Seulement lorsque la petite fille tente de s’ouvrir aux enfants de son âge, une dispute provoquera la disparition de son objet si précieux.
Un court métrage riche en émotions, extrêmement touchant, poétique, dans lequel il est possible de voir une certaine dimension qui tend vers le drame. En effet, plusieurs scènes donnent à penser à un bouleversement ; la scène du torrent ainsi que celle de la bagarre entre Elisa et le jeune garçon.
Ainsi le court-métrage allie la beauté des paysages Alpins à la violente douceur de la relation entre une mère et sa fille.

Clémence V. et Clémence L., Parcours jeunes Critiques, Evreux, décembre 2015

1re critique de Soleil de Plomb, un film de Dalibor Matanic

Ivan et Jelena 1991, Ante et Natacha 2001, Luka et Marija en 2011.Trois histoires à trois époques avec pourtant des histoires d’amour similaires.

Soleil de plomb est un long métrage de Dalibor Matanic qui traite d’histoires d’amour entre Croates et Serbes. Ces peuples à cette époque se faisaient la guerre en Yougoslavie. Ce film montre à l’aide des paysages et des musiques un peuple apeuré et privé de domicile.

Malgré cette guerre, ces jeunes décident de s’aimer ou de comprendre leurs propres sentiments. La lumière donne un côté de douceur à ce film où la violence de la situation est lourde. Les personnages essayent se sortir la tête de l’eau pour affronter les événements. Certaines scènes peuvent choquer un public plus sensible car ce film montre des sujets qu’on ne veut pas forcément aborder avec les jeunes. La mort est présente, le sexe aussi. Les scènes sont crues mais elles démontrent parfaitement l’incompréhension des personnages face à leurs propres sentiments.

Les histoires, pourtant différentes dans le contexte, sont liées par des éléments. Un fil narratif donne un rythme aux histoires, c’est comme si les portes qui se fermaient, en ouvraient d’autres. La mort n’empêche pas la vie.

NICOL Constance
Lycée Raymond Queneau Parcours Jeunes Critiques, Evreux, décembre 2015

2e critique de Gueule de Loup, un film d’Alice Vial

ELISA, UNE PETITE FILLE ATTACHEE A UNE PELUCHE, QUE LA SOLITUDE FERA GRANDIR.

Dans la vallée de l’Ubaye, une petite vallée des Alpes, Alice Vial a choisi de placer son personnage Elisa dans un contexte touchant. En effet, sa mère est souvent absente et Elisa doit combler la solitude, notamment avec sa peluche préférée : une gueule de loup.

La réalisatrice place l’enfant au centre de son court-métrage, et l’on assiste au rapport omniprésent entre la petite fille et sa peluche. Ce choix est judicieux de la part d’Alice Vial car le spectateur peut ainsi s’identifier au personnage, ce qui n’est pas le cas de tous les films. On a tous eu, en effet, dans notre vie, dans notre enfance, un objet transitionnel qui nous rassurait et qu’on ne voulait pas quitter. Un objet auquel on s’est attaché, qui nous suivait partout.

Elisa est passionnée de loups. Elle a une marionnette qu’elle ne quitte jamais et qui la rassure quand elle est seule chez elle.

Le choix du lieu de tournage, avec des paysages montagnards, peut évoquer le film romanesque de Nicolas Vanier, Belle et Sébastien, également tourné à la montagne. C’est un choix intéressant qui permet de découvrir la beauté du paysage alpin et le cadre de vie des loups.
C’est donc un film émouvant et accessible à tout public, intéressant au niveau de la mise en scène et du scénario qui joue sur les émotions du spectateur. C’est un film unique et magique, que je vous conseille vivement de voir.

Il s’appelle Gueule de loup.

Maison Anne-Lyse
Parcours Jeunes Critiques, Evreux, 2015

2e critique de Soleil de Plomb

Un film, trois histoires, trois époques. Un film qui raconte successivement l’histoire de trois couples appartenant à trois époques différentes. La première entre romance et tragique, nous montre un couple que tout oppose, et que tous essaient de séparer, une histoire d’amour entre croates et serbes dans l’ex-Yougoslavie en 1991. Violence, armes et mort sont aussi présentes dans cette première partie.
En 2001, toujours dans le même paysage d’ex Yougoslavie, une mère et sa fille retournent au pays. L’apparition d’un jeune homme engagé pour remettre en état leur maison, en partie détruite, va changer leur vie. Entre amour, haine et attirance.
En 2011, le retour d’un jeune homme partit à la ville va permettre ses retrouvailles avec une femme qu’il a aimée. Un couple déchiré et une révélation inattendue montrant une douleur omniprésente. On y aborde aussi un sujet difficile ; la drogue, le sexe et la guerre.
Pendant ces 123 minutes, nous passons donc de l’amour interdit à la haine pour terminer par des retrouvailles déchirantes.
Un film montrant l’amour présent entre personnes de nationalités différentes, appartenant à des populations opposées qui sont rejetées malgré le temps qui passe, un film vraiment intéressant. La beauté du paysage s’additionne à ce passionnant scénario.

Aurélie S. Evreux, Festival du Film d’Education, décembre 2015, Parcours jeunes Critique

Voir en ligne : Blog du festival